Depuis quelques années plusieurs indicateurs mettent en évidence le développement de multi-consommations lors de soirées festives impliquant diverses substances telles que : le tabac, l’alcool, les drogues de synthèse et la cocaïne. Par ailleurs, nous observons une certaine forme de démocratisation et banalisation de la consommation de ces produits.

Cette utilisation de substances peut concerner de multiples personnes, amateurs de soirées festives ou non, jeunes ou moins jeunes, de milieux socio-culturels divers. Selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) « les problèmes associés à la consommation de drogues de synthèse, se concentrent essentiellement sur les groupes spécifiques suivants :

  • Les personnes qui consomment régulièrement de grandes quantités de drogues de synthèse (exctasy, LSD, amphétamines,…)
  • Les polyconsommateurs qui, parallèlement à une ou différentes drogues de synthèse, consomment également d’autres stupéfiants tels que cannabis, alcool, tabac,
  • Les jeunes et les nouveaux consommateurs,
  • Les personnes ayant des antécédents psychiatriques ou faisant état d’une haute vulnérabilité aux troubles psychiques.

Tant que l’usage de ces diverses substances ne leur pose pas de problème majeur, ces personnes sont en général peu connues des structures de prévention et de soutien, ni même des urgences de l’hôpital. Elles ne représentent pas un groupe cible homogène et facile d’accès et ne se reconnaissent en général pas comme usagers de drogues.Les observations laissent toutefois à penser qu’un certain nombre de risques peuvent être ou sont pris par des personnes ne disposant pas toujours des informations relatives aux produits consommés et à leurs modes de consommation. Les différentes substances ont des potentiels de dépendance et de dommage très différents, dont la polyconsommation peut augmenter les risques. Les effets de la consommation à long terme de certaines substances (drogues de synthèse) ne sont pas encore bien connus sur un plan scientifique et la qualité de ces substances est souvent inégale.

Combien de consommateurs de cocaïne par voie nasale (sniff) sont-ils conscients des risques infectieux (VIH/Hépatites) liés au partage de leur paille ?

Combien de consommateurs de cocaïne récréative sont-ils conscient des risques de dépendance psychique ?

Les consommateurs d’ecstasy sont-ils toujours informés des risques associés à la consommation simultanée d’alcool ou au manque d’hydratation provoquée par une grande dépense d’énergie physique ?

Divers dommages liés à ces consommations ont été mis en évidence, tant sur un plan psychique, physique que social

Nuit blanche ? est un projet qui vise à limiter les risques socio-sanitaires liés à la consommation de drogues en milieu festif. Il regroupe 8 institutions et associations genevoises spécialisées dans les domaines prévention et addiction. L’équipe que tu rencontres dans les stands au cours des soirées est formée de professionnels et de volontaires.

En allant dans divers lieux et évènements festifs, nuit blanche ? met à ta disposition :

  • un espace d’accueil, d’écoute et de dialogue
  • du matériel de réduction des risques : documentation,
  • préservatifs, tampons auriculaires, eau, test d’alcoolémie…
  • des informations objectives sur : les risques liés aux drogues, le sida, les IST, l’alcool et la conduite de véhicule, les nuisances sonores…
  • des adresses de lieux de soutien et d’information vers lesquels t’orienter si tu as besoin.